Moi, c'est Hela.
Data Engineer depuis douze ans. Et coach en devenir, en formation certifiante RNCP et ICF.
J'ai aimé la data dès le départ. Mon tout premier pas, c'était dans un labo de recherche : de la donnée au service de patients atteints d'un cancer. La data pour soigner, pour aider des humains. C'est là que tout a commencé.
Puis les années ont passé. Douze ans dans la tech, dans le « faire ». L'exécution, les migrations d'outils, les urgences, les feux à éteindre. Souvent la seule femme, ou presque, dans l'open space. Je suis devenue celle qu'on sollicite pour tout : fiable, précieuse, sur-sollicitée.
Et c'est là que le piège se referme. À force d'être celle vers qui tout remonte, on porte des attentes qu'on n'a pas choisies, et on finit jugée sur une fiabilité qu'on a décidée pour vous.
Et puis tout s'est accumulé. Le deuil de mon père. Un retour de congé maternité. Un environnement qui change de tous les côtés à la fois : management, méthodes, outils, repères. Trop de choses en même temps, trop longtemps. J'ai tenu. Jusqu'à ne plus pouvoir. Le corps a fini par dire stop. Épuisement professionnel.
Et dans cet arrêt, pour la première fois, je me suis posé la vraie question : je ne veux plus de cette boucle. Mais avancer vers quoi ?
La réponse est venue par petits déclics. Une certification en gestion de projet, où j'ai compris que ce qui me faisait vibrer, ce n'étaient pas les outils, mais les gens, les équipes, l'humain derrière les projets. Un coaching d'équipe, où j'ai découvert que j'étais la seule de la salle à fonctionner d'abord à l'empathie.
Et là, tout s'est relié. Mon premier amour de la data, c'était l'humain. Ce qui me manquait depuis des années, c'était l'humain. Ce vers quoi je voulais aller, c'était l'humain.
Parce qu'un jour, j'ai compris que
la data la plus importante, c'est l'humain.
Aujourd'hui, j'accompagne les femmes de la tech quand elles se sentent bloquées, épuisées ou en quête de sens. Je connais leur monde de l'intérieur, parce que c'est le mien.
Je ne les accompagne pas du haut d'une montagne où je serais arrivée. Je marche quelques pas devant, et je tends la main à celles qui veulent sortir, elles aussi, de la cage.
Pourquoi me faire confiance